Préparer son premier Marathon des Sables

<div class="row">
    <div class="col-9">
        <p>Le <a
        href="https://www.marathondessables.com/fr">Marathon des
        Sables</a> est une course à étapes. Il se déroule dans le
        désert du Sahara marocain, dure sept jours et couvre environ
        230 km en cinq étapes chronométrées. C’est une épreuve en
        autosuffisance alimentaire sauf pour l’eau. Fin mars 2022,
        j’ai pris le départ de la 36ème édition. Cet article revient
        sur ma première participation au marathon des sables et sur
        ma préparation.</p>
        <p>Je m’appuie principalement sur mon expérience, ma
        préparation, le retour d’expérience du 36ème MDS ainsi que
        sur mes lectures sur le sujet. J’inclus aussi des éléments,
        anecdotes et retours d’expérience provenant des autres
        coureur·es <a href="#fn1" class="footnote-ref" id="fnref1"
        role="doc-noteref"><sup>1</sup></a> afin de couvrir des
        aspects que je n’ai que peu ou pas testé, ou bien lorsque
        les avis divergent.</p>
        <p>N’hésitez pas à me contacter par <a
        href="mailto:lp@laurentprosperi.info">mail</a> que ce soit
        pour commenter l’article (relever une erreur, proposer des
        améliorations ou des points que je n’ai pas traités),
        apporter un éclairage nouveau ou pour en savoir plus sur le
        MDS ou sa préparation.</p>
        <h1 data-number="1" id="sec:preparer-mds"><span
        class="header-section-number">1</span> Préparer son MDS</h1>
        <p>Classiquement ma préparation se divise en trois axes.</p>
        <ol type="1">
        <li>La préparation physique et sportive (Section. <a
        href="#sec:prepa-phi-sportive">2</a>). En complément,
        j’aborderai succinctement la nutrition et la récupération
        pendant l’entrainement, deux questions essentielles pour la
        prévention des blessures ainsi que pour la performance.
        Leurs applications en course sont traitées dans un <a
        href="https://laurentprosperi.info/fr/blog/article/2/">autre
        article</a>.</li>
        <li>L’aguerrissement (Section. <a
        href="#sec:aguerrissement">4</a>), c’est à dire le fait de
        s’habituer aux conditions climatiques, à la vie en bivouac,
        au sac <a href="#fn2" class="footnote-ref" id="fnref2"
        role="doc-noteref"><sup>2</sup></a>, à la vie hors des murs:
        à la récupération, à l’alimentation, à la gestion des bobos
        (voire blessures) en course et à la réparation des
        matériels.</li>
        <li>La préparation mentale (Section. <a
        href="#sec:prepa-mentale">3</a>) que ce soit pour gérer la
        douleur ou juste pour tenir dans la durée
        (e.g. démotivation, …).</li>
        </ol>
        <p>Outre cette préparation au long cours, la Section. <a
        href="#sec:preparer-depart">5</a> aborde les aspects
        spécifiques au départ : l’administratif, la préparation des
        pieds et du matériel.</p>
        <h1 data-number="2" id="sec:prepa-phi-sportive"><span
        class="header-section-number">2</span> Préparation physique
        et sportive</h1>
        <p>Avant de partir sur ma préparation physique et sportive,
        je pense qu’il important de la mettre en perspective avec
        mes objectifs et mon niveau initial. Mes deux objectifs
        étaient 1) de finir en maximisant la quantité de course sans
        objectifs de temps ni de classement et 2) d’éviter au
        maximum les blessures et les bobos. Quant à mon niveau, j’ai
        commencé le sport en septembre 2015. Mi-2019, j’avais une
        bonne condition physique, en moyenne cinq à six séances de
        sport par semaine (course à pied, vélo, escalade). Par
        contre, mon expérience de la course à pied en compétition
        était faible (un marathon et quelques petites courses sur
        route ou chemin) et celle en l’ultra-trail nulle. Par
        contre, j’avais déjà quelques repères sur des épreuves à
        étapes: en 2016, j’ai participé à un raid multi-sports sur
        cinq jours (Raid CentralParis) et ces dernières années, je
        pratique de la randonnée ultra-légère en montagne
        marche/course en autosuffisance alimentaire à hauteur d’une
        bonne dizaine d’heures d’effort par jour.</p>
        <p><strong>Attention</strong> : mes plans d’entrainement
        sont spécifiques à mon niveau initial, une surcharge de
        travail qui a perturbé tout la préparation ainsi que la
        période du Covid <a href="#fn3" class="footnote-ref"
        id="fnref3" role="doc-noteref"><sup>3</sup></a> qui a fait
        disparaitre les courses pendant de longs mois.</p>
        <p>Dans ma planification, j’ai retenu quatre grandes
        spécificités pour cette course : 1) courir sur du sable avec
        un sac relativement lourd; 2) courir par temps chaud; 3) une
        grosse charge, notamment fatigue, induite par la vie dans le
        désert qui est un milieu inconnu pour moi; et, 4), devoir
        durer dans le temps et les kilomètres. L’entrainement
        cherche donc à augmenter la caisse pour être en aisance
        cardiovasculaire par temps chaud, à développer au maximum
        l’endurance et la récupération, à gagner en force et en
        puissance pour s’affranchir des dégâts occasionnés par la
        course lestée sur sable. Enfin, il ne faut pas oublier le
        haut du corps afin d’avoir une bonne sangle abdominale et un
        bon dos pour supporter mon sac à dos sans souci. Par
        ailleurs, j’ai du apprendre à gérer une augmentation (et une
        rationalisation) importante de ma charge d’entrainement en
        parallèle d’une vie bien (trop) remplie.</p>
        <p>Neuf mois avant, pour me tester, après une bonne
        préparation spécifique de trois mois, je me suis attaqué au
        Skymarathon de l’UTCAM, 50km avec 4170 de D+ pour 11H de
        course. Sur le moment, cette course a fait voler en éclat
        mes limites de course : en repoussant mon temps maximal
        passé en course de 4H à 11H. En résumé, si la forme physique
        et le mental étaient au rendez-vous, la gestion de course
        couplée à l’alimentation en course étaient à revoir de fond
        en comble. Par ailleurs, j’ai pu tester une phase de
        récupération après une course éprouvante : j’ai mis presque
        autant de temps pour récupérer, en terme de sensation,
        qu’après le MDS (comme quoi l’entrainement a bien payé).</p>
        <h2 data-number="2.1" id="la-préparation"><span
        class="header-section-number">2.1</span> La préparation</h2>
        <p>J’ai attaqué le gros de l’entrainement mi-août, soit
        environ huit mois avant le départ. J’ai découpé ma
        préparation en deux macrocycles (des blocs de 3 à 4 mois)
        entrecoupés par une course intermédiaire et un bloc de
        récupération. Classiquement en course à pied, mes
        macrocycles sont découpés en mésocycles de quatre semaines.
        Les trois premières semaines sont dédiées à l’entrainement
        et la quatrième à la régénération et la surcompensation.</p>
        <ul>
        <li>Le premier macrocyle se déroule sur 16 semaines de
        mi-août à début novembre. Les quatre premières sont dédiées
        à la reprise post-coupure estivale. Les autres, ont pour
        objectif une montée en charge et en compétence sur le long
        mais sans travail spécifique MDS qui arrivera plus tard.
        Pour marquer la fin du cycle et me tester, mi-novembre, je
        prends le départ de l’AlpinTrail de Pichauris (80km,
        4250D+). En pratique, j’ai éclaté deux semaines avant la
        compétition : trop de volume et trop peu de temps pour
        récupérer à cause du boulot. J’ai quand même pris le départ
        mais j’ai abandonné au premier ravitaillement (une vingtaine
        de kilomètres pour un bon 1000 à 1200 de D+) sur une légère
        douleur au genou. Aucun regret, le trail n’était pas un but
        en soi, l’unique objectif est d’être frais pour le début du
        cycle suivant.</li>
        <li>Ensuite, commence un bloc de récupération et de
        régénération de 3 semaines. Il m’a permis de récupérer les
        erreurs précédentes.</li>
        <li>Mi-décembre, j’attaque la préparation spécifique MDS
        avec un deuxième macrocycle de 12 semaines de mi-décembre à
        mi-mars. La gestion est bien meilleure, j’ai réussi à
        m’alléger d’un certain nombre de choses avant de
        commencer.</li>
        </ul>
        <h3 data-number="2.1.1"
        id="macrocycle-n1-mi-août-2021-à-mi-novembre-2021-la-montée-en-charge"><span
        class="header-section-number">2.1.1</span> Macrocycle n°1
        (mi-août 2021 à mi-novembre 2021): La montée en charge</h3>
        <p>Ce bloc cherche à préparer le corps à endurer la
        préparation spécifique du MDS et à commencer à rationaliser
        mon entrainement en prévision de la suite. Il a donc servi
        de crash-test dans l’organisation de mes semaines et dans la
        découverte de la charge que je pouvais, ou non, supporter.
        Le planning des séances est relativement fixe afin de
        pouvoir adapter à l’avance la vie autour de l’entrainement
        et de construire une certaine routine. A l’inverse, le
        contenu et la durée des séances sont variables en fonction
        du plan, de la fatigue et des bobos. Certes, cette
        organisation est un peu rigide et pas complètement optimale
        en terme de préparation : par exemple, les blocs de charges
        et les périodes de surcompensation ne peuvent pas être
        placés comme je voudrais. Néanmoins, cela me permet de
        rester efficace pour mes autres tâches, d’avoir un planning
        fixe et une organisation régulière afin de pourvoir tenter
        de caser tout ce que je devais faire (rajouter deux ou trois
        heures par jour aurait été bienvenu).</p>
        <p>Pour ce qui est de rester efficace sur mes autres tâches,
        j’ai très vite arrêté de faire une séance le midi et une le
        soir lors de mes entrainements bi-quotidien. Je regroupais
        toutes les séances le soir : en mélangeant les sports du
        style : course en endurance couplée avec la muscu ou de la
        PPG des jambes ou alors fractionné ou footing couplé à la
        préparation du haut du corps (grimpe/PPG/muscu) afin
        d’éviter de m’endormir l’après-midi en digérant devant mon
        PC. En pratique, après quelques échecs cela m’a permis
        d’améliorer la résistance à la fatigue. Il faut juste
        veiller à bien s’hydrater/s’alimenter et à avoir une
        deuxième séance adaptée en intensité et en volume ce qui
        passe par quelques petits échecs.</p>
        <p>Voici ma semaine type au coeur du cycle. La durée, la
        nature et l’intensité varient en fonction de l’avancée dans
        le cycle.</p>
        <div id="tbl:macro1-semaine" class="tablenos">
        <table id="tbl:macro1-semaine">
        <caption><span>Table 1:</span> Semaine type du Macrocycle
        n°1. PPG: Préparation Physique Générale. EF: Course à pied
        en endurance fondamentale. SL: Sortie longue. Séance de
        qualité (Quali): travail en fractionné sur plat ou en côte.
        </caption>
        <colgroup>
        <col style="width: 33%" />
        <col style="width: 33%" />
        <col style="width: 33%" />
        </colgroup>
        <thead>
        <tr class="header">
        <th>Jour</th>
        <th>Séances</th>
        <th>Récupération</th>
        </tr>
        </thead>
        <tbody>
        <tr class="odd">
        <td>Lundi</td>
        <td>Récup</td>
        <td></td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>Mardi</td>
        <td>CAP + PPG haut du corps + Grimpe</td>
        <td>Sauna 30min</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>Mercredi</td>
        <td>Quali “longue”</td>
        <td></td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>Jeudi</td>
        <td>Circuit training spé-trail 1h30</td>
        <td></td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>Vendredi</td>
        <td>Quali “courte” (+ PPG haut du corps + grimpe)</td>
        <td>Sauna 30min</td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>Samedi</td>
        <td>EF + PPG haut du corps + Grimpe</td>
        <td>Sauna 30min</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>Dimanche</td>
        <td>SL ou EF+vélo ou rando</td>
        <td></td>
        </tr>
        </tbody>
        </table>
        </div>
        <h3 data-number="2.1.2"
        id="macrocycle-n2-mi-décembre-2021-à-mi-mars-2022-la-préparation-spécifique-mds"><span
        class="header-section-number">2.1.2</span> Macrocycle n°2
        (mi-décembre 2021 à mi-mars 2022) : La préparation
        spécifique MDS</h3>
        <p>La préparation spécifique s’articule autour d’un premier
        bloc de quatre semaines axé sur de la PPG et du renforcement
        spécifique. L’idée est de préparer le corps au volume de
        l’entrainement et à la casse de fibres en course due au
        sable, au sac et à une mauvaise récupération. J’ai profité
        des vacances de Noël pour charger le corps, avec des
        entrainements biquotidiens, en optimisant la récupération
        (auto-massage, sieste et alimentation) pour tester le corps.
        Ensuite, j’ai enchaîné sur deux blocs de volume le premier
        construit autour d’un 47km et le deuxième autour d’un
        week-end choc.</p>
        <p>La Table. <a href="#tbl:macro2-cycle">2</a> détaille la
        structure temporelle du plan et le volume de travail. Je
        n’ai pas joint le détail jour par jour, par contre, la
        description de ma semaine type, Table. <a
        href="#tbl:macro2-semaine">3</a> donne une idée du nombre et
        de l’agencement des séances.</p>
        <p>A la différence du précédent macrocycle, la planification
        est un peu moins brouillonne et plus adaptée à ce que je
        peux absorber même si les mésocycles sont un peu perturbés
        par les dates de ma course intermédiaire et de mon week-end
        choc qui ne pouvaient pas être déplacées.</p>
        <div id="tbl:macro2-cycle" class="tablenos">
        <table id="tbl:macro2-cycle">
        <caption><span>Table 2:</span> Squelette de ma préparation
        spécifique pour le MDS (marcrocycle n°2). .</caption>
        <colgroup>
        <col style="width: 50%" />
        <col style="width: 50%" />
        </colgroup>
        <thead>
        <tr class="header">
        <th>Semaine</th>
        <th>Description</th>
        </tr>
        </thead>
        <tbody>
        <tr class="odd">
        <td><strong>Renfo</strong></td>
        <td><em>Objectifs: préparer le corps à endurer le bloc et à
        avoir la puissance pour le sable</em></td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>S1</td>
        <td>Quali</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>S2</td>
        <td>Quali</td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>S3</td>
        <td>Quali Volume (Semaine choc)</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>S4</td>
        <td>Recup</td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td><strong>Quali + volume</strong></td>
        <td><em>Objectif: Trail de la Galinette (47km,
        2700D+)</em></td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>S5</td>
        <td>Quali</td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>S6</td>
        <td>Quali</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>S7</td>
        <td>Affutage</td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>S8</td>
        <td>Trail de la Galinnette</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td><strong>Volume</strong></td>
        <td></td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>S9</td>
        <td>Récup</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>S10</td>
        <td>Montée en charge</td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>S11</td>
        <td>Volume + WE-Choc</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>S12</td>
        <td>Volume + SL dure et technique</td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td><strong>Affutage</strong></td>
        <td></td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>S13</td>
        <td>Régen</td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>S14</td>
        <td>Affutage + dernière SL (croisée)</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>S15</td>
        <td>Affutage</td>
        </tr>
        </tbody>
        </table>
        </div>
        <p>Comme pour le macrocycle n°1, mon entrainement est réglé
        sur une routine hebdomadaire afin d’en faciliter
        l’organisation. Je maintiens deux séances de PPG de jambes
        par semaine jusqu’à l’affutage. Pour le haut du corps, j’ai
        poursuivi les séances de renforcement jusqu’au départ mais
        j’ai réduit drastiquement l’escalade. J’ai arrêté
        complètement sur la fin pour éviter de sursolliciter les
        genoux. Par rapport au premier macrocycle, j’ai ajouté une
        séance de PPG cardio de 90min orientée entre boxe et
        athlétisme. De même, toute mes séances de renforcement des
        jambes sont suivies d’une sortie en endurance fondamentale
        de 45/à 60 min pour apprendre à mon corps à courir fatigué
        sans pour autant augmenter le volume hebdomadaire de
        course.</p>
        <p>En moyenne, j’ai conservé une séance de qualité par
        semaine jusqu’à la fin en réduisant le volume. L’objectif
        étant d’éviter le désentrainement plus qu’autre chose. Pour
        ce qui est du travail de la foulée, type gamme, j’en ai
        réintroduit, un peu trop tardivement, suite aux
        recommandations insistantes d’un collègue venant du
        demi-fond.</p>
        <div id="tbl:macro2-semaine" class="tablenos">
        <table id="tbl:macro2-semaine">
        <caption><span>Table 3:</span> Semaine type du Macrocycle
        n°2 - pour les deux mesocycles de volume .</caption>
        <colgroup>
        <col style="width: 25%" />
        <col style="width: 25%" />
        <col style="width: 25%" />
        <col style="width: 25%" />
        </colgroup>
        <thead>
        <tr class="header">
        <th>Jour</th>
        <th>Réveil</th>
        <th>Séances</th>
        <th>Récupération</th>
        </tr>
        </thead>
        <tbody>
        <tr class="odd">
        <td>Lundi</td>
        <td>mobilité 15 min</td>
        <td>Récup</td>
        <td></td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>Mardi</td>
        <td>mobilité 15 min</td>
        <td>CAP (60min) + PPG haut du corps (60min) + Abdos
        (15min)</td>
        <td>Sauna 30min</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>Mercredi</td>
        <td>mobilité 15 min</td>
        <td>PPG cardio (90min) + CAP (50min EF)</td>
        <td></td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>Jeudi</td>
        <td>mobilité 15 min</td>
        <td>PPG haut du corps/jambes (75min) + CAP (45min EF+15EA) +
        Abdos (15min) + (Proprioception 10min)</td>
        <td></td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>Vendredi<a href="#fn4" class="footnote-ref" id="fnref4"
        role="doc-noteref"><sup>4</sup></a></td>
        <td>mobilité 15 min</td>
        <td>Grimpe/PPG haut du corps (60min) ou CAP (75min quali) +
        Abdos (15min)</td>
        <td>Sauna 30min</td>
        </tr>
        <tr class="even">
        <td>Samedi</td>
        <td>mobilité 15 min</td>
        <td>Grimpe/PPG haut du corps (60min) +</td>
        <td>CAP (75min quali) + Abdos (15min)</td>
        </tr>
        <tr class="odd">
        <td>Dimanche</td>
        <td>mobilité 15 min</td>
        <td>SL</td>
        <td></td>
        </tr>
        </tbody>
        </table>
        </div>
        <h3 data-number="2.1.3" id="retours-du-mds"><span
        class="header-section-number">2.1.3</span> Retours du
        MDS</h3>
        <p>Physiquement, j’ai avalé les kilomètres dans le désert
        sans problème. La préparation était plus que suffisante pour
        finir et pour rentrer sur du tout course (enfin sauf les
        coups de chaud, les montées et les coups de mou) à partir du
        début de la longue. J’ai plutôt sous-estimé la résistance du
        corps dans l’établissement de la stratégie de course. Mais
        l’objectif était de finir et de reprendre le boulot dès le
        retour.</p>
        <p>Par contre, le faible volume de marche a été le défaut
        principal de cette préparation enfin plutôt de la stratégie
        de course allant avec. N’ayant commencé à courir qu’à
        mi-MDS, j’ai beaucoup marché au début. Je suis un mauvais
        marcheur sur plat (bâtons ou pas) : je suis incapable de
        suivre le rythme de concurrent·es de mon niveau dans le
        temps sans courir de nouveau pour réduire la distance. De
        plus, le déroulé du pied est différent en passant de la
        marche à la course, ce qui a généré ma seule grosse ampoule
        récalcitrante.</p>
        <p>Dernier bémol, je n’ai pas vraiment pu tester le bon
        dosage de l’affutage et le pic de forme à cause d’une
        recrudescence brutale de travail non-prévue les trois
        dernières semaines précédant le départ.</p>
        <h2 data-number="2.2" id="durer-dans-la-préparation"><span
        class="header-section-number">2.2</span> Durer dans la
        préparation</h2>
        <p>La préparation d’un premier ultra-trail, qui plus est le
        MDS, engendre de fortes contraintes pour le corps. Avant de
        passer aux deux autres axes de ma préparation, je vais
        revenir sur un aspect essentiel pour moi : <em>durer dans la
        préparation et au-delà</em>. Par “au-delà”, j’entends être
        capable d’absorber la course sans trop perturber les autres
        activités et d’être en capacité de continuer à prendre le
        départ de ce type d’aventure dans une vingtaine d’année. Il
        faut donc</p>
        <ul>
        <li>Gérer la fatigue due à l’augmentation substantielle de
        l’entrainement et de la vie autour;</li>
        <li>Éviter d’être en incapacité de prendre le départ à cause
        d’une blessure et ou d’arriver avec un état de fraîcheur
        insuffisant sur la course;</li>
        <li>Travailler au maximum la prévention des blessures à
        court terme et des atteintes musculo-squelettiques à long
        terme.</li>
        </ul>
        <p>Dans la suite de la section, je vais couvrir la chaîne de
        la réponse : adaptation de la pratique, prévention active et
        passive, mitigation et gestion des bobos. Ces réflexions
        sont encore à l’état d’ébauche, je commence à les mettre en
        œuvre au fur et à mesure.</p>
        <h3 data-number="2.2.1" id="adaptation-de-la-pratique"><span
        class="header-section-number">2.2.1</span> Adaptation de la
        pratique</h3>
        <p>Mon adaptation de la pratique passe en premier par une
        grosse préparation physique avec un renforcement spécifique
        de la stabilisation articulaire (genou) : ischio-jambier +
        fessier, couple de muscles souvent sous-sollicité et négligé
        en passant ses journées assis. Par ailleurs, j’essaie de
        contrôler le volume de course (enfin un voeu pieux pour
        l’instant) en remplaçant une sortie longue (de 2h/3h) une
        semaine sur trois par un mélange vélo (1h30/2h) vélo suivi
        d’une séance en CAP (1h30/2h). Par ailleurs, pour les
        prochaines préparations d’épreuve d’ultra endurance, je
        transformerai une séance de course en endurance par une
        sortie longue de vélo (120 à 180 min) quand le temps et la
        météo le permettront.</p>
        <h3 data-number="2.2.2"
        id="prévention-et-récupération"><span
        class="header-section-number">2.2.2</span> Prévention (et
        récupération)</h3>
        <p>En amont de la course à pied, j’ai mis en place une forme
        de prévention active avec 1) un travail de proprioception
        (une à deux fois par semaine); 2) un travail de mobilité
        articulaire quotidien d’une quinzaine de minutes; 3) un
        travail de renforcement spécifique des pieds pour qu’ils
        encaissent mieux la charge et pour améliorer la stabilité;
        et, 4) un travail de la foulée (principalement des gammes).
        J’avais complètement délaissé ce dernier point pendant
        quelque temps par manque d’envie mais il est plus que
        nécessaire afin de travailler la proprioception, l’économie
        de course et éviter d’absorber à chaque impact. Pour ce qui
        est de la prévention passive je m’appuie principalement sur
        une bonne paire d’orthèses plantaires et un suivi régulier
        d’ostéopathie après chaque gros pic de charge (trois à
        quatre fois par an).</p>
        <p>Le deuxième volet passe par une bonne récupération qui
        commence par l’adaptation de son mode de vie.
        Malheureusement, prendre le temps de bien récupérer
        nécessite une bonne motivation autant dire que tout dépend
        du moment de l’année et de la présence ou non d’un objectif.
        Alimentation et sommeil sont les deux pierres angulaires du
        travail de fond. Transformer son alimentation nécessite de
        diminuer drastiquement les apports en acides gras saturés,
        en sucre rapide (sauf pendant certains
        entrainements/compétitions), en alcool et en café. A
        l’inverse, il faut augmenter significativement les apports
        en anti-oxydants, micronutriments et vitamines. Depuis
        quelques mois, j’ai introduit une boisson de récupération
        maison juste après les entrainements durs. Elle est
        constitutée d’une base de protéines en poudre, de vitamine c
        (jus de citron), d’anti-oxydant (myrtille ou jus de raisin)
        diluée dans de la St-Yorre, ou équivalent, pour les apports
        en minéraux. Enfin, augmenter significativement le volume
        d’entrainement en course à pied semble accroître
        sensiblement la pression sur les stocks de fer de
        l’organisme. La gestion du fer a été mon seul problème lié à
        mon alimentation, j’ai découvert un effondrement de mes
        stocks un peu avant le départ. Augmenter les apports pendant
        la préparation semble être une piste intéressante pour
        éviter d’avoir à rattraper le manque au dernier moment.</p>
        <p>Le nerf de la guerre reste le sommeil, l’augmentation du
        sommeil doit être linéaire en fonction de la distance courue
        <span class="citation"
        data-cites="sordello2015bible">[1]</span>. A titre
        d’exemple, par rapport à mon volume il aurait fallu compter
        entre 8h30 à 9h par nuit et introduire des siestes les jours
        d’entrainement bi-quotidien. En pratique, c’est la partie la
        plus difficile à bien gérer. Sauf pendant les vacances, je
        n’arrive que très rarement à faire des (µ)siestes dans la
        journée, la vie va juste trop vite. Le sommeil est bien
        moins réparateur que sur le bivouac du MDS à cause de la
        tension permanente et des travaux de recherche qui tendent à
        hanter les nuits. Une piste d’amélioration serait
        d’introduire de la méditation/cohérence cardiaque<a
        href="#fn5" class="footnote-ref" id="fnref5"
        role="doc-noteref"><sup>5</sup></a> couplées à une routine
        d’endormissement.</p>
        <p>Outre ce travail de fond, j’ai ajouté de la récupération
        active avec deux à trois séances de sauna les bonnes
        semaines<a href="#fn6" class="footnote-ref" id="fnref6"
        role="doc-noteref"><sup>6</sup></a> Enfin, j’ai commencé à
        intégrer des auto-massages (avec rouleau ou balle de
        massage) lors des pics de volumes (Week-end/semaine choc) ou
        lors d’apparition de douleurs ou de contractures. L’objectif
        est de tenir le plan (ou une version allégée) et d’éviter au
        maximum les contractures musculaire et la compensation
        posturale pour prévenir l’apparition de troubles liés à une
        évolution de la dynamique du corps. Par exemple, cela peut
        être une sur sollicitation d’un tendon ou une rotule qui
        n’est plus parfaitement dans l’axe.</p>
        <h3 data-number="2.2.3" id="gestion-des-traumas"><span
        class="header-section-number">2.2.3</span> Gestion des
        traumas</h3>
        <p>Malgré tout, les bobos arrivent (trop) vite. Pris en main
        tôt, la majorité d’entre eux ne nécessite pas d’arrêter
        l’entraînement, juste de l’adapter pour quelque temps, tout
        en évitant l’installation de problèmes chroniques. Quelques
        petites astuces permettent de stabiliser les bobos : la
        compression musculaire (notamment au niveau des mollets); la
        pose de tape<a href="#fn7" class="footnote-ref" id="fnref7"
        role="doc-noteref"><sup>7</sup></a> <span class="citation"
        data-cites="geoffroy2018taping">[2]</span> permettant de
        réduire temporairement les contraintes sur une zone tout en
        augmentant légèrement la circulation du sang en surface;
        ainsi que l’application d’un mélange d’huiles-essentielles
        <span class="citation" data-cites="festy2018ma">[3]</span>
        ou de baume du tigre. Dans certains cas, l’application de
        froid permet de faire disparaître l’inflammation. Par
        contre, ces astuces pour durer ne permettent pas de traiter
        à elles seules la cause du problème : sur-solicitation,
        mauvaise posture, asymétrie musculaire, … Pour moi, toute
        douleur inconnue et persistante (plus de deux-trois jours)
        entraine un passage soit chez un kiné du sport soit chez un
        médecin du sport.</p>
        <h1 data-number="3" id="sec:prepa-mentale"><span
        class="header-section-number">3</span> Préparation
        mentale</h1>
        <p>J’ai négligé ma préparation mentale par rapport au reste.
        Par flemme d’une part, et en partant du principe, que le
        corps et la logistique avaient toujours été les facteurs
        limitants sur les précédentes épreuves. J’ai juste fait
        quelques exercices très simples de visualisation mentale sur
        la fin. J’ai aussi introduit quelques séances en intérieur
        pour travailler la résistance mentale : une à deux séances
        hebdomadaires sur tapis et du vélo en intérieur. Sans
        musique, sans écran et sans discuter avec des gens : c’est
        (très) long ….. Mais bon, ça marche.</p>
        <p>Souvent dans l’utra-endurance, il est considéré que le
        physique compte pour 15/20% (un chiffre arbitraire variant
        selon les “sources”) et le mental pour le reste. Je trouve
        cette approche réductrice. Certes sur une course donnée
        cette affirmation peut semblait vraie mais la gestion
        mentale doit se faire en étroite collaboration avec le
        corps, il faut traiter la douleur comme une information
        utile, en tenir compte et ne pas juste l’ignorer, savoir si
        oui ou non, passer outre est une option. Quelles seront les
        conséquences : avoir une douleur proche d’une articulation
        et avoir des ampoules (non infectées) n’ont pas du tout la
        même importance. Pour ce qui est de l’ennui, des pensées
        négatives, des douleurs musculaires classiques et autres,
        les passer à la déchiqueteuse.</p>
        <p>En pratique, le MDS est ma première course où le mental a
        été aussi présent, aucun moment de démotivation, pas de
        célèbre question “mais qu’est ce que je fais dans cette
        galère” et “plus jamais ça”. Seulement des moments un peu
        longs en fin de nuit sur la longue où il n’y a qu’une seule
        chose en tête arriver le plus vite possible et une petite
        inquiétude : mon corps va-t-il tenir ? J’ai couru tout le
        MDS sur un petit nuage, complètement immergé dans le désert
        sans pensée parasite.</p>
        <h1 data-number="4" id="sec:aguerrissement"><span
        class="header-section-number">4</span> Aguerrissement</h1>
        <p>Sur le MDS, les frictions principales exercées par le
        milieu extérieur sont de deux natures différentes :</p>
        <ul>
        <li>celles venant du désert: chaleur, sable et pierre</li>
        <li>celles venant de la nature d’une course à étapes sur 6
        jours, à savoir : durée, vie en bivouac et poids du sac</li>
        </ul>
        <p>Tout l’objectif est de s’y préparer tant physiquement,
        que mentalement (savoir que l’on peut le faire), que
        techniquement (disposer du matériel et du savoir faire) pour
        limiter au maximum le coût de l’adaptation au milieu. Ma
        préparation a été relativement limitée et très spécifique au
        désert. Cela fait près de cinq ans que je pratique la
        randonnée ultra-légère en autonomie alimentaire. J’ai juste
        mis l’accent sur les spécificités liées au désert, n’y ayant
        jamais mis les pieds. Pour le reste, j’ai recyclé.</p>
        <h4 data-number="4.0.0.1" id="le-sable"><span
        class="header-section-number">4.0.0.1</span> Le sable</h4>
        <p>Habituer sa foulée et ses jambes à courir sur du sable
        est relativement compliqué en Île de France. Pendant la
        saison, j’ai entraîné mécaniquement les jambes par du
        renforcement spécifique et de la proprioception. Deux mois
        avant la course, j’ai testé le corps et la technique de
        course sur du sable pendant un week-end choc à Arcachon. Le
        sable de la dune du Pilat porte mieux que dans le Sahara, le
        niveau d’humidité et l’absence de quelques centaines de
        coureur·es labourant le sol doivent aider. Ce fut un
        week-end ludique, où le corps a bien tenu et, surtout, les
        pieds n’ont pas bronché pendant les sorties longues sachant
        que je n’avais pas monté de guêtres sur mes chaussures.
        Cette escapade a permis de valider la préparation musculaire
        et la résistance des pieds. Par contre, mon expérience était
        clairement insuffisante pour tout ce qui touche à la lecture
        du terrain, à l’estimation et la décision de l’itinéraire
        ““optimal”“. Je n’ai commencé à intégrer les bases qu’au
        milieu de l’étape longue, soit après 150km dans le
        désert.</p>
        <h4 data-number="4.0.0.2" id="les-pierres"><span
        class="header-section-number">4.0.0.2</span> Les
        pierres</h4>
        <p>Le MDS ne se résume pas à des passages sur sable. Les
        pierres sont très présentes sur le parcours : soit éparses
        sur de longue étendues terreuses ou sablonneuses mais
        suffisamment nombreuses pour avoir un caillou sous le pied à
        chaque pas ce qui devient douloureux à la longue ; soit sous
        forme de partie vraiment minérale dans les djebels et autres
        reliefs. Je n’ai mené aucun travail préparatoire, les
        calanques et la montagne sont mon terrain de jeu dès que je
        le peux.</p>
        <h4 data-number="4.0.0.3" id="la-chaleur"><span
        class="header-section-number">4.0.0.3</span> La chaleur</h4>
        <p>Dans le désert, il fait chaud mais sec. Dès que la
        cuisson commence, elle ne se termine qu’une fois sous la
        tente : impossible de fuir. Les ressources hydriques sont
        faibles : une douzaine de litres sur la journée et pas de
        douche à l’arrivée pour faire récupérer. Toute la difficulté
        est de se préparer un peu au chaud en Ile-de-France en plein
        hiver. L’objectif étant double : habituer son corps à suer
        pour réduire les pertes en minéraux (qui sont le nerf de la
        guerre dans ces conditions) et être en capacité de maintenir
        un rythme soutenu en pleine chaleur.</p>
        <p>Pour m’acclimater un peu, j’ai ajouté progressivement des
        couches sur mes sorties courses sur les six semaines
        précédant le départ. L’objectif étant de souffrir de la
        chaleur même par temps bien froid et d’habituer son corps à
        optimiser la gestion de la chaleur. Ce qui permet, par
        exemple, de réduire les déperditions en minéraux entrainées
        par la sudation. Au maximum, j’ai empilé une premier couche
        de trail, deux sweats et un coupe vent sur mes footings et
        sorties longues. A côté, j’ai transformé mes séances sauna
        traditionnellement axées sur la récupération en augmentant
        la durée (2x20/25min au lieu de 2x15min) et la chaleur (il
        suffit de refroidir la sonde de température <span
        class="emoji" data-emoji="smile">😄</span>).</p>
        <p>Je n’ai pas travaillé la gestion de course par temps
        chaud, je me suis exclusivement reposé sur l’expérience
        acquise avec les sorties longues et les randos-courses que
        je fais chaque année en plein été dans les calanques ou dans
        les montagnes corses.</p>
        <h4 data-number="4.0.0.4" id="sac"><span
        class="header-section-number">4.0.0.4</span> Sac</h4>
        <p>Porter son sac sur de longues distances, dans le désert
        et en courant un peu augmente sensiblement les contraintes
        sur le dos et les épaules. Durant toute la préparation, j’ai
        maintenu un gros travail d’abdos-gainage, la grimpe s’est
        chargée de renforcer les épaules. Sur les trois derniers
        mois, j’ajoutais un sac lesté (entre 3 et 8kg avec une
        augmentation progressive) sur certaines séances : soit des
        footing d’1h à 1h30 soit en sortie longue en fonction du
        volume et de la fatigue.</p>
        <h1 data-number="5" id="sec:preparer-depart"><span
        class="header-section-number">5</span> Préparer le
        départ</h1>
        <p>Les derniers semaines, le volume de la préparation au
        long cours diminue pour récupérer et laisser place à la
        préparation du départ proprement dit. La nourriture et le
        matériel utilisés sont traités dans un <a
        href="https://laurentprosperi.info/fr/blog/article/2/">autre
        article</a>.</p>
        <h2 data-number="5.1" id="ladministratif"><span
        class="header-section-number">5.1</span>
        L’administratif</h2>
        <p>L’organisation s’occupe de toutes les démarches pour les
        trajets Paris-Départ. Elle affrète des avions qui font la
        liaison entre Roissy-Charles de Gaulle et le départ, ils
        sont immanquables avec un “Marathon des Sables” affiché sur
        les écrans de l’aéroport. Le départ se fait tôt le matin,
        notre rendez-vous était fixé vers 6h. L’organisation gère
        aussi les tracasseries administratives pour entrer sur le
        territoire. Il faut juste avoir un passeport à jour et,
        année de Covid oblige, un pass vaccinal et un test PCR de
        moins de 48H. Par contre, il faut prévoir le temps
        nécessaire pour rassembler les documents médicaux : le
        certificat médical fourni par l’organisation et
        l’électrocardiogramme de repos datant de moins d’un
        mois.</p>
        <h2 data-number="5.2" id="préparation-des-pieds"><span
        class="header-section-number">5.2</span> Préparation des
        pieds</h2>
        <p>Pour éviter les ampoules, il vaut mieux préparer la peau
        des pieds avec de la crème tannante le matin (ou du jus de
        citron) et de la crème hydratante le soir. Cela doit
        idéalement s’étendre entre un à trois mois précédant le
        départ. Une dizaine de jours avant, il est temps d’enlever
        les peaux mortes, de couper proprement les ongles et de
        supprimer la crème tannante tout en maintenant
        l’hydratation.</p>
        <p>Un passage chez un·e pédicure peut être une bonne idée.
        De même, un bilan podologique est intéressant pour vérifier
        la posture générale, corriger des orthèses ou les changer si
        elles sont en fin de vie. Idéalement, il vaut mieux y passer
        quelques mois avant pour 1) éviter d’accumuler toute la
        préparation sur des problèmes posturaux, 2) avoir le temps
        de tester et de s’habituer au (changement) d’orthèse s’il y
        a lieu. Attention : un bon volume de marche est à prévoir
        sur le MDS, à la louche, au delà du Top 200. Il faut
        s’habituer (et tester) les semelles dans les chaussures de
        la course à la fois en courant <strong>et</strong> en
        randonnée. Typiquement, ma semelle droite convient
        parfaitement en courant mais, en marchant, il y a un point
        dur lors du déroulé du pied. Ce qui a entrainé l’apparition
        d’une énorme ampoule, tous les jours plus profonde et pleine
        de sable jusqu’à ce que je supprime la marche au profit de
        la course à mi-MDS.</p>
        <p>Outre les pieds, il peut être intéressant de laisser
        pousser la barbe pour ceux qui le peuvent afin d’avoir moins
        de surface à protéger du soleil et d’économiser de la crème
        solaire : du poids en moins, ou pas, quand on en prend une
        trop grande…. À l’inverse, raser/épiler les jambes est une
        option intéressante si l’on prévoit de poser du tape :
        sueur, sable, chaleur et poils rendent le tape inutile sur
        un genou. En cas de pause du strap, la réflexion est aussi
        valable mais l’élimination en amont des poils peut être
        économisée en emportant une lame de rasoir (3 à 5g) afin de
        nettoyer la zone à bander.</p>
        <h2 data-number="5.3" id="préparation-du-matériel"><span
        class="header-section-number">5.3</span> Préparation du
        matériel</h2>
        <p>Les guêtres sont essentielles pour éviter de vivre un
        enfer. Pour les poser, il y a deux options : aller chez un
        cordonnier de confiance ou les poser soi-même <span
        class="citation" data-cites="guetres2015iii">[4]</span>.
        Pour une tenue optimale, enfin juste pour qu’elles survivent
        plus de 48H, il faut les coller <strong>et</strong> les
        coudre. Avec un peu de préparation (ou d’aide sur le camp),
        perdre ses guêtres n’équivaut pas pour autant à arrêter la
        course ou à vivre un enfer. Bon ce sera quand même plus
        désagréable même sans ampoules, il y aura toujours un petit
        coussin de sable dans la chaussure. Dans ce cas, une bonne
        préparation des pieds prend tout son sens, d’autant
        qu’appliquer une crème anti-frottement n’est plus une
        option. Dans <a
        href="https://laurentprosperi.info/fr/blog/article/2/">cet
        autre article</a> je reviens sur les techniques de
        réparation des guêtres en course une fois que le mal est
        fait.</p>
        <div id="refs" class="references csl-bib-body"
        role="doc-bibliography">
        <div id="ref-sordello2015bible" class="csl-entry"
        role="doc-biblioentry">
        <div class="csl-left-margin">[1] </div><div
        class="csl-right-inline">S. Jérôme, <em>La bible du running:
        Le guide scientifique et pratique pour tous</em>,
        <span>AMPHORA</span>. Amphora, 2015.</div>
        </div>
        <div id="ref-geoffroy2018taping" class="csl-entry"
        role="doc-biblioentry">
        <div class="csl-left-margin">[2] </div><div
        class="csl-right-inline">C. Geoffroy, <em>Taping et
        strapping: Tous les montages à connaître de la tête aux
        pieds</em>. Geoffroy, 2018.</div>
        </div>
        <div id="ref-festy2018ma" class="csl-entry"
        role="doc-biblioentry">
        <div class="csl-left-margin">[3] </div><div
        class="csl-right-inline">D. Festy and C. Délétraz, <em>Ma
        bible des huiles essentielles: Guide complet
        d’aromathérapie</em>. <span>É</span>ditions Leduc,
        2018.</div>
        </div>
        <div id="ref-guetres2015iii" class="csl-entry"
        role="doc-biblioentry">
        <div class="csl-left-margin">[4] </div><div
        class="csl-right-inline">[Online]. Available: <a
        href="http://objectif-mds-2015.over-blog.com/2015/03/les-guetres-part-iii.html">http://objectif-mds-2015.over-blog.com/2015/03/les-guetres-part-iii.html</a>.</div>
        </div>
        <div id="ref-sordello2015bible" class="csl-entry"
        role="doc-biblioentry">
        <div class="csl-left-margin">[1] </div><div
        class="csl-right-inline">S. Jérôme, <em>La bible du running:
        Le guide scientifique et pratique pour tous</em>,
        <span>AMPHORA</span>. Amphora, 2015.</div>
        </div>
        <div id="ref-geoffroy2018taping" class="csl-entry"
        role="doc-biblioentry">
        <div class="csl-left-margin">[2] </div><div
        class="csl-right-inline">C. Geoffroy, <em>Taping et
        strapping: Tous les montages à connaître de la tête aux
        pieds</em>. Geoffroy, 2018.</div>
        </div>
        <div id="ref-festy2018ma" class="csl-entry"
        role="doc-biblioentry">
        <div class="csl-left-margin">[3] </div><div
        class="csl-right-inline">D. Festy and C. Délétraz, <em>Ma
        bible des huiles essentielles: Guide complet
        d’aromathérapie</em>. <span>É</span>ditions Leduc,
        2018.</div>
        </div>
        <div id="ref-guetres2015iii" class="csl-entry"
        role="doc-biblioentry">
        <div class="csl-left-margin">[4] </div><div
        class="csl-right-inline">[Online]. Available: <a
        href="http://objectif-mds-2015.over-blog.com/2015/03/les-guetres-part-iii.html">http://objectif-mds-2015.over-blog.com/2015/03/les-guetres-part-iii.html</a>.</div>
        </div>
        </div>
        <section class="footnotes footnotes-end-of-document"
        role="doc-endnotes">
        <hr />
        <ol>
        <li id="fn1" role="doc-endnote"><p>Principalement de la
        tente 82<a href="#fnref1" class="footnote-back"
        role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
        <li id="fn2" role="doc-endnote"><p>Il est très pénible de
        passer son temps à chercher ses affaires, d’avoir un sac mal
        équilibré ou juste d’avoir très mal aux épaules ou au dos.<a
        href="#fnref2" class="footnote-back"
        role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
        <li id="fn3" role="doc-endnote"><p>Pour la petite histoire,
        j’ai décidé de prendre le départ de la 36ème édition pendant
        le premier confinement<a href="#fnref3"
        class="footnote-back" role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
        <li id="fn4" role="doc-endnote"><p>Une séance pouvant être
        allégée ou supprimée en fonction de la fatigue engendrée par
        la semaine de travail.<a href="#fnref4"
        class="footnote-back" role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
        <li id="fn5" role="doc-endnote"><p>Sachant que cela influe
        aussi sur la variabilité du rythme cardiaque, ce qui est
        très bon pour la course.<a href="#fnref5"
        class="footnote-back" role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
        <li id="fn6" role="doc-endnote"><p>Je ne fais pas de
        cryothérapie à cause du coût démesuré des séances. Le mieux
        serait d’avoir une cuve ou un bassin d’eau froide (glacée)
        pas très loin du sauna pour pouvoir faire une vraie séance
        en alternant les deux. En montagne, je profite des ruisseaux
        et en bord de mer, de la mer surtout l’hiver.<a
        href="#fnref6" class="footnote-back"
        role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
        <li id="fn7" role="doc-endnote"><p>Le taping ou tape est une
        méthode de contention souple permettant d’atténuer gènes
        fonctionnelles ou douleurs.<a href="#fnref7"
        class="footnote-back" role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
        </ol>
        </section>
    </div>
    <div class="col-3">
        <article class="position-absolute">
            <h4> Table of content </h4>
           <ul>
  • 1 Préparer son MDS
  • 2 Préparation physique et sportive
  • 3 Préparation mentale
  • 4 Aguerrissement
  • 5 Préparer le départ
  • Alpha code v0.1.1-alpha · data v0.1.0-alpha