<div class="row">
<div class="col-9">
<p>Fin mars 2022, j’ai pris le départ de la 36ème édition du
<a href="https://www.marathondessables.com/fr">Marathon des
Sables</a>. Le MDS est une course à étapes. Il se déroule
dans le désert du Sahara marocain et dure sept jours. C’est
une épreuve en autosuffisance alimentaire sauf pour
l’eau.</p>
<p>Au menu de la 36ème édition, nous avons 229km répartis en
cinq étapes chronométrées et une étape de solidarité,
obligatoire, de 7km. La course (Figure. <a
href="#fig:parcours">1</a>) part de la bordure de la RN17, à
mi-distance entre Alnif et Rissani, et se finit à Merzouga.
Chaque étape est fractionnée en tronçons de 10 à 13km,
séparés par un check-point (CP) où nous pouvons recharger en
eau et trouver une assistance médicale en cas de pépin. Le
dénivelé est peu conséquent mais s’avale principalement en
une journée et demie entre djebels et passages en crêtes
fort sympathiques.</p>
<div class="text-center">
<div id="fig:parcours" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/parcours.png" width="450"
alt="Figure 1: Carte du parcours 2022. Sourcehttps://marathondessables.livetrail.run/parcours.php?course=MDS" />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 1:</span> Carte
du parcours 2022. Source<a
href="https://marathondessables.livetrail.run/parcours.php?course=MDS">https://marathondessables.livetrail.run/parcours.php?course=MDS</a></figcaption>
</figure>
</div>
</div>
<table>
<caption>Descriptif des six étapes du 36ème MDS. L’étape de
solidarité n’est pas chronométrée.</caption>
<colgroup>
<col style="width: 20%" />
<col style="width: 20%" />
<col style="width: 20%" />
<col style="width: 20%" />
<col style="width: 20%" />
</colgroup>
<thead>
<tr class="header">
<th>Date</th>
<th>Étape</th>
<th>Distance</th>
<th>Départ<a href="#fn1" class="footnote-ref" id="fnref1"
role="doc-noteref"><sup>1</sup></a></th>
<th>Durée maximale</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr class="odd">
<td>27/03</td>
<td>liaison n°1</td>
<td>30,3 km</td>
<td>9H00</td>
<td>10H00</td>
</tr>
<tr class="even">
<td>28/03</td>
<td>liaison n°2</td>
<td>38,5 km</td>
<td>8H30</td>
<td>11H30</td>
</tr>
<tr class="odd">
<td>29/03</td>
<td>liaison n°3</td>
<td>32,1 km</td>
<td>8H30</td>
<td>10H30</td>
</tr>
<tr class="even">
<td>30/03</td>
<td>non-stop</td>
<td>85,8 km</td>
<td>8H15<a href="#fn2" class="footnote-ref" id="fnref2"
role="doc-noteref"><sup>2</sup></a></td>
<td>35H00</td>
</tr>
<tr class="odd">
<td>31/03</td>
<td>repos ou fin de la non-stop</td>
<td></td>
<td></td>
<td></td>
</tr>
<tr class="even">
<td>01/04</td>
<td>marathon</td>
<td>42,2 km</td>
<td>7H00<a href="#fn3" class="footnote-ref" id="fnref3"
role="doc-noteref"><sup>3</sup></a></td>
<td>12H00</td>
</tr>
<tr class="odd">
<td>02/04</td>
<td>solidarité</td>
<td>7,7 km</td>
<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le terrain est assez varié bien que désertique. Il
alterne désert de sable (erg) et désert de pierres (reg). Le
sable se présente sous trois formes: les dunes, les dunettes
et les grandes étendues de sable relativement plates. Une
dunette est une petite dune de quelque dizaines de
centimètres à quelques mètres (en général 1 à 2 mètre). Le
plus souvent elles se succèdent sur plusieurs centaines de
mètres et sont séparées par quelques mètres de plat,
sablonneux ou rocailleux. Le désert de pierre est une vaste
surface caillouteuse relativement plane. Quelques djebels <a
href="#fn4" class="footnote-ref" id="fnref4"
role="doc-noteref"><sup>4</sup></a> viennent couper ces
longues étendues. La nature du terrain y est assez variable
alternant entre cailloux, bloc de pierre ou sable. Par
exemple, lors du 36ème MDS, la traversé du djebel El-Oftal
combine une montée sur roche, une descente raide dans un
sable avec quelque cailloux et une seconde ascension dans du
sable (style dune).</p>
<p>Le climat est très sec. En 2022, l’hygrométrie<a
href="#fn5" class="footnote-ref" id="fnref5"
role="doc-noteref"><sup>5</sup></a> a varié entre 4 à 8%.
Les journées sont relativement chaudes, fin Mars la
température moyenne est de 30°C à l’ombre. Au soleil, il
faut compter une bonne dizaine de degrés en plus. Les étapes
se courent en plein soleil, sans ombre. Sur la 36ème
édition, la journée la plus chaude : 42 degrés et la nuit la
plus froide : 3 degrés. Le record de température, 58.8°C,
est détenu par la 35ème édition (en Octobre 2021).</p>
<p>Les nuits sont relativement fraiches, la température
moyenne est d’environ 14°C en avril, en pratique il a fait
froid sur le camp souvent avec un vent nocturne qui abaisse
encore davantage la température. Enfin, de jour comme de
nuit, le vent peut être redoutable. Il tend à forcir pendant
la journée, plus les coureur·es sont rapides moins ils
souffrent. Il peut se transformer en tempête de sable,
perturber l’équilibre sur les passages en crête, gêner la
progression et surtout il accélère la déshydratation du
corps tout en enlevant la sensation de chaleur. Nous avons
eu droit à une belle tempête de sable : 120 km/h de
vent.</p>
<h1 data-number="1" id="départ"><span
class="header-section-number">1</span> Départ</h1>
<p>Le 25 mars, nous partons de Paris dans des vols affrétés
par le MDS. A l’aéroport, les panneaux d’embarquement
affichent “Marathon des Sables” comme destination. Nous
sommes quelques centaines de coureurs au départ de Paris,
les autres nous rejoindront sur place. Nous atterrissons à
El-Rachidia puis direction les cars pour rejoindre notre
premier camp de base, Figure. <a
href="#fig:bivouac-general">2</a>. Une fois arrivés au
bivouac, nous sommes regroupés par nationalité dans des
tentes de huit. Pour moi, c’est la tente 82, nous sommes
sept colocs des sables.</p>
<div class="text-center">
<div id="fig:bivouac-general" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/bivouac-general.jpg" width="450"
alt="Figure 2: Camp de base." />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 2:</span> Camp
de base.</figcaption>
</figure>
</div>
</div>
<p>La 36ème caravane est constituée d’une cinquantaine de
nationalités, avec près de 30% d’anglais et presque autant
de français. Il y a environ 20% de femmes. Comme l’a rappelé
Patrick Bauer au début de la course, les coureuses
abandonnent moins, rapporté à leur nombre, que les
concurrents masculins. La moyenne d’age tourne autour de 45
ans et la distribution est (presque) une belle gaussienne
centrée sur les 40-49 ans (Figure. <a
href="#fig:distribution-age">3</a>).</p>
<p>Le matin du 27 mars, nous sommes 897 à nous élancer pour
la première étape sur les 1096 inscrit·es,. Six jours plus
tard, nous somme 802 finishers (pour une centaines
d’abandons) à traverser les dunes Merzouga et à franchir la
tant attendue ligne d’arrivée. Bien que variable d’une année
sur l’autre, le nombre d’abandons reste relativement faible
<a href="#fn6" class="footnote-ref" id="fnref6"
role="doc-noteref"><sup>6</sup></a> pour une course de cette
distance dans un environnement désertique. Les barrières
horaires sont très larges et permettent de finir, au besoin
en trainant une patte esquintée.</p>
<div class="text-center">
<div id="fig:distribution-age" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/distribution-concurrents.png" width="450"
alt="Figure 3: Distribution des 801 concurrent·es ayant fini le MDS par catégories d'age. (Source: https://marathondessables.livetrail.run/classement.php?course=MDS&cat=scratch)" />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 3:</span>
Distribution des 801 concurrent·es ayant fini le MDS par
catégories d'age. (Source:
https://marathondessables.livetrail.run/classement.php?course=MDS&cat=scratch)</figcaption>
</figure>
</div>
</div>
<p>Les coureur·es représentent les deux tiers des membres du
camp. Il faut ajouter l’organisation ainsi que toutes les
fonctions de support, à savoir : les bénévoles, les monteurs
de tentes, le système de santé projeté depuis la France et
opéré par les DocTrotters, les médias qui assurent une
couverture permanente de l’évènement (par exemple TV5Monde).
Le transport logistique d’un camp à l’autre est en partie
assuré par l’armée marocaine avec une trentaine de camions
mobilisés en permanence.</p>
<p>Le lendemain est dédié à la vérification des sacs et
documents médicaux. En pratique, depuis le Covid
semblerait-il, les sacs ne sont pas ouverts<a href="#fn7"
class="footnote-ref" id="fnref7"
role="doc-noteref"><sup>7</sup></a>. Les concurrents
s’engagent sur l’honneur à respecter les minimas
alimentaires (2000kcal/jour) et la liste du matériel
obligatoire. Une fois l’administratif passé, la balise SPOT
posée sur le sac (nécessaire au suivi GPS pour
l’organisation et le live) et les dossards récupérés, les
photographes de l’organisation nous immortalisent avec des
têtes encore fraiches malgré une première nuit trop froide
passée sous la tente. La valise n’est déjà plus qu’un
lointain souvenir, elle nous retrouvera à l’hôtel une fois
l’arrivée franchie.</p>
<div class="text-center">
<div id="fig:verif-sacs" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/verif-sac.jpg" width="200"
alt="Figure 4: Vérification des sacs la veille du départ." />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 4:</span>
Vérification des sacs la veille du départ.</figcaption>
</figure>
</div>
</div>
<p>Le reste de la journée se passe tranquillement sous les
tentes. Les heures défilent vite malgré l’attente : refaire
encore une fois le sac et discuter avec les colocs des
sables. Vers 19h, départ pour notre dernier vrai repas chaud
avant le début de l’autonomie alimentaire et aussi dernière
file d’attente dans le froid. L’attente nous retrouvera bien
assez tôt à l’aéroport de Ouarzazate mais j’y reviendrai
plus tard. A la sortie du repas, un grand feu brûle au
centre du camp. Un groupe de quelques coureurs s’agglutine
autour de la dernière source de chaleur, la nuit s’annonce
froide. Une bonne quinzaine de monteurs de tente chante au
coin du feu. C’est l’heure de dormir pour être en forme pour
le départ.</p>
<h1 data-number="2" id="étapes-de-liaison"><span
class="header-section-number">2</span> Étapes de
liaison</h1>
<p>Il est 5h30 (heure locale), le camp s’éveille après une
seconde nuit de bivouac bien froide. Deux des colocs de la
tente 82 ont trouvé une technique pour fermer presque
complètement la tente afin d’empêcher le vent de traverser
la tente et de s’infiltrer par les ouvertures du duvet. Le
départ tant attendu n’est plus qu’à quelques heures. Avant
7h, les monteurs de tentes retirent très vite les toiles
mais nous laissent les grands tapis sur lesquels nos
affaires trainent encore en désordre (enfin plus ou moins
selon les concurrent·es). Après un petit échauffement
articulaire et quelques étirements avec le reste de la
tente, il est temps de se diriger vers le premier
départ.</p>
<p>Premier briefing du matin de Patrick Bauer perché sur sa
Jeep : il nous donne quelques chiffres sur la composition de
la caravane, la météo et nous fait un descriptif rapide des
réjouissances de l’étape. Le départ est donné, comme tous
les matins, sur la mythique <em>Highway to Hell</em>
d’AC/DC. Comme prévu, je reste avec le gros de la tente.
Nous partons en marchant en fin de caravane. Nous
rattraperons bien assez tôt les concurrent·es parti·es trop
vite : le désert, les kilomètres et l’acclimatation
dicteront le rythme.</p>
<div class="text-center">
<div id="fig:depart-aerien" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/depart-01.jpg" class="text-center"
width="450"
alt="Figure 5: Vue aérienne du départ de la 36ème édition." />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 5:</span> Vue
aérienne du départ de la 36ème édition.</figcaption>
</figure>
</div>
<div id="fig:depart" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/depart-02.jpg" width="450"
alt="Figure 6: Départ de la 36ème édition." />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 6:</span> Départ
de la 36ème édition.</figcaption>
</figure>
</div>
</div>
<p>La première journée passe relativement vite en discutant.
Petit échauffement en fin de matinée, je cours un ou deux
kilomètres : dur dur avec la chaleur et le sac. L’objectif
n’étant pas là, je reprend vite la marche et je cours quand
même la dernière descente sur le camp. Nous arrivons au
bivouac en début d’après-midi par petits groupes. En résumé,
c’était une journée d’acclimatation avec la découverte du
sable, des cailloux et de la chaleur, sans oublier le sac
pour certains. La faim s’installe paisiblement, enfin
principalement pour moi. Les portions fournies par
l’organisation<a href="#fn8" class="footnote-ref"
id="fnref8" role="doc-noteref"><sup>8</sup></a> m’avaient
déjà mis au régime lors des deux derniers jours.</p>
<p>Le lendemain, c’est l’épreuve du feu, enfin du désert,
pour la bleusaille dont je fais partie. Découverte des
dunettes le matin et du vent des sables en fin de matinée,
bien avant le CP2. Après ce CP, je perds mon groupe dans la
tempête de sable, ils étaient derrière puis plus rien. Je ne
les revois que le soir. Avancer avec un vent de sable de
face ou de travers est une expérience un peu désagréable :
on mange du sable, on respire du sable et les bourrasques
latérales déstabilisent fortement la marche mais on se sent
vivant et plein d’énergie. En se rapprochant du relief, le
vent s’adoucit et disparait dans les dunes (Figure. <a
href="#fig:etape2-dunes">7</a>). Puis vient le plat de
résistance : le djebel El-Oftal, de la roche peu technique,
une bonne montée et une très belle descente Figure. <a
href="#fig:etape2-dunes">7</a>. La montée du djebel signe la
fin des bonnes résolutions : il est temps d’envoyer un peu
dans la montée et de courir jusqu’au camp. Pas trop vite
quand même, j’ai encore du mal à réguler ma température et
la longue étape arrive à grand pas.</p>
<div class="text-center">
<div id="fig:etape2-dunes" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/etape-2-dunes.jpg" width="450"
alt="Figure 7: Premières dunes de l’étape n°2." />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 7:</span>
Premières dunes de l’étape n°2.</figcaption>
</figure>
</div>
<div id="fig:etape2-oftal" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/etape-03.jpg" width="300"
alt="Figure 8: Descente du djebel El-Oftal." />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 8:</span>
Descente du djebel El-Oftal.</figcaption>
</figure>
</div>
</div>
<p>La course a vraiment commencé dans la tête et dans les
jambes durant cette étape : presque 10km de plus que la
veille, une tempête de sable frontale pendant de longues
heures, nos premières dunes et surtout, un djébel fort
sympathique. Soit on aime, soit ça casse. Le soir la
caravane est moins nombreuse, c’est la journée ayant
totalisée le plus d’abandons. La tente 82 perd son premier
concurrent, blessure au genou. Le bivouac est balayé par le
vent qui ne se calmera qu’à la nuit tombée. Il y a du sable
partout, il faut vider le tapis de la tente. Faire du feu
hors de la tente est impossible, il faut allumer un petit
réchaud dans la tente ou manger froid.</p>
<div class="text-center">
<div id="fig:camp-tempete-sable" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/bivouac-tempete.jpg" width="450"
alt="Figure 9: Deuxième jour, tempête de sable sur le camp." />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 9:</span>
Deuxième jour, tempête de sable sur le camp.</figcaption>
</figure>
</div>
<div id="fig:camp-tempete-sable2" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/bivouac-tempete-2.jpg" width="450"
alt="Figure 10: Deuxième jour, tempête de sable sur le camp." />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 10:</span>
Deuxième jour, tempête de sable sur le camp.</figcaption>
</figure>
</div>
</div>
<p>La troisième étape commence par une petite partie plane
suivie d’un passage en crêtes très beau et amusant - enfin
avec des bouchons. A posteriori, il aurait fallu partir vite
sur le plat pour profiter pleinement des crêtes. Je décide
d’accélérer sur la suite et je laisse ma coéquipière.
Malheureusement la deuxième partie de l’étape est moins
drôle, de longues lignes droites en plein cagnard où je
n’ose pas courir - je m’économise pour la longue du
lendemain. La dernière ligne droite que je pensais faire en
courant devient un vrai calvaire : un fort vent de sable se
lève de face, impossible de courir sans gaspiller trop
d’énergie, j’ai mal aux pieds et, en plus, la ligne droite
est interminable. Elle s’étendait sur 7km environ…</p>
<div class="text-center">
<div id="fig:etape3-cretes" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/etape-05.jpg" width="450"
alt="Figure 11: Passage en crêtes lors de la troisième étape." />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 11:</span>
Passage en crêtes lors de la troisième étape.</figcaption>
</figure>
</div>
</div>
<p>Mauvaise nouvelle à l’arrivée, nous ne serons plus que
quatre colocs des sables à prendre le départ le lendemain
matin. Mais, l’ambiance reste bonne dans la tente. Pour le
deuxième soir d’affilé, le bivouac est balayé par le vent -
un peu moins fort que la veille. Il se calme avec la tombée
de la nuit. Il est plus de 21 heure, nous faisons trop de
bruit pour la tente d’à côté. Il est temps de dormir. Le
plat de résistance nous attend : la moitié du MDS à courir
en deux étapes et surtout la longue de 85,8 km qui démarre
dans une dizaine d’heures.</p>
<h1 data-number="3"
id="étape-non-stop-et-journée-de-repos"><span
class="header-section-number">3</span> Étape non-stop et
journée de repos</h1>
<p>Comme prévu, je pars tranquillement en marchant. Au bout
d’une demi-heure <a href="#fn9" class="footnote-ref"
id="fnref9" role="doc-noteref"><sup>9</sup></a> le désert
m’appelle, je laisse les autres une bonne heure plus tôt que
prévu. Je commence à alterner marche-course : la remonté
commence, elle se terminera à l’arrivée. Parti sans guêtres,
mes chaussures sont pleines de sable dès la première
descente sablonneuse, et il y en un certain nombre sur le
chemin du CP1. Je marche sur des coussinets de sable. Au
CP1, les guêtres nécessitent un arrêt prolongé : du strap,
une paire de ciseaux et le tour est joué. Je garderai de
petits coussinets de sable jusqu’à la fin mais plus de
pierres ni de vagues de sable qui s’infiltrent dans les
chaussures.</p>
<p>Pendant ma réparation, il se met à pleuvoir quelques
gouttes puis le soleil sort et commence à taper
sérieusement. Je marche plus que je ne cours sur le sable
pour gérer. Il faut avaler de grandes plaines “plates” de
sable qui s’étendent loin, trop loin, pendant les heures les
plus chaudes de la journée. Je fais deux pauses repas d’une
bonne dizaine de minutes afin de manger du solide : un petit
taboulé à l’ombre du CP3 et mon plat du soir au CP5 juste
avant la nuit. Pour les concurrent·es qui le souhaitent, les
check-points 4 et 5 offrent des tentes pour se reposer, des
transats ainsi que la possibilité de faire un bon feu
(Figure. <a href="#fig:cp5-non-stop">12</a>).</p>
<p>Il fait froid, voire même très froid la nuit. En courant,
le froid reste supportable avec mon t-shirt manches longues
(couvrant les mains), un buff et un bonnet. Pour gagner du
temps, je laisse mes habits de bivouac dans le sac. J’ai
juste rajouté un coupe-vent sur le dernier tronçon, vers
22h30 (heure locale) environ. Par contre, au moindre arrêt
le froid devient prenant. En arrivant au CP7, vers 22h30,
j’ai un bon coup de mou j’arrive avec 15min de retard sur le
planning dont je commençais à réver au vue de ma forme :
arriver en moins de 16H (soit vers minuit heure locale). Je
suis bien fatigué et surtout j’ai sommeil et je n’ai plus
qu’une demi-barre en stock pour rallier l’arrivée. Je suis
défaitiste, pour moi j’ai raté la fenêtre des 16H. Du coup,
je rebascule sur mon objectif initial de moins 20H, je suis
large. Je pense donc faire une sieste au chaud dans mon
duvet au CP7. En arrivant, je me pose par terre pour manger
la fin des mes vivres. Je me masse un peu les mollets et un
jeune marocain, travaillant en support de l’organisation,
vient me voir. C’est aussi un coureur, plutôt du demi-fond
si j’ai bien compris. Il me fait une séance expresse de
massage pour récupérer les jambes (5 min), on discute un peu
et du coup me voilà reparti sans faire de sieste et sans
m’être mis au chaud : le mental est de nouveau là et, du
coup, le froid est bien présent.</p>
<p>L’arrivée sur le camp est éprouvante pour le mental. Il
fait froid, on voit le camp au loin sans vraiment avoir une
notion de la distance nous séparant de l’écurie. Et puis, on
redescend, on le perd un peu de vue, et on serpente sur une
(trop) longue ligne droite, trois kilomètres. Le sol est
sablonneux avec quelques pierres éparses : je trébuche
plusieurs fois. Ma frontale faiblit, je fais le pari de
tirer jusqu’au camp sans changer les piles. Heureusement,
elles tiennent. Quelques centaines de mètres avant l’arche,
nous débouchons sur une grande plaine dégagée, la lumière du
camp fait son effet. Il est temps de relancer avec tout ce
qui reste. Je finis avec un autre français. On fait la route
jusqu’aux tentes en discutant, malheureusement, le lendemain
je ne me rappelle plus de son nom ni de sa tête - juste
qu’il avait déjà couru ce parcours il y a trois ou quatre
ans…. Pour la première fois, je traverse un camp peu
rempli^[Sur l’étape longue, je finis 256ème, alors que je
m’étais habitué à terminer dans les 500 et plus sur les
étapes de liaisons). C’est un peu bizarre mais je suis
content de la journée et bien épuisé.</p>
<p>Je passe l’arrivée, vers minuit, soit avec presque un
quart d’heure d’avance sur mes 16H. Une fois la ligne
d’arrivée franchie, ma douleur des pieds revient brutalement
mais un bon thé chaud et bien sucré remet tout ça d’aplomb.
Devinez la première question que je pose au commissaire de
bivouac quand on me remet mes six litres d’eau ? A quelle
heure ouvre la clinique des DocTrotters ? Réponse le matin
vers 7h30, les ampoules attendront. Elles sont plus jolies
que celles des jours précédents.</p>
<p>Une fois à la tente, je trouve un coloc emmitouflé dans
son duvet en train de dormir - au bruit du ronflement. Je
reste prostré une bonne vingtaine de minutes assis contre
mon sac sans bouger puis direction la ““douche”” - enfin le
tiers de bouteille d’eau !! C’est froid, vivifiant et
nécessaire pour éliminer le sel et le sable accumulés sur la
journée. Je sors mon duvet, une longue nuit d’insomnie
commence pendant que mon voisin ronfle un peu: je revois la
course et j’ai trop mal aux jambes pour dormir sans pour
autant avoir de crampes. Je vois passer 5h du matin puis
plus rien jusqu’à l’arrivée des deux autres membres de la
tente vers 7h30 : fatigués, avec les pieds dans un sale état
mais contents. Pour les deux dormeurs de la tente 82, il est
l’heure du petit déjeuner puis direction les DocTrotters.
Pour moi, la note du boucher est plus faible que les jours
précédents : mes pieds résistent bien mieux à la course qu’à
la marche <a href="#fn10" class="footnote-ref" id="fnref10"
role="doc-noteref"><sup>10</sup></a> même si j’ai charrié du
sable sur les 86 km.</p>
<div class="text-center">
<div id="fig:cp5-non-stop" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/etape-non-stop-cp5-feu.jpg"
style="width:10cm"
alt="Figure 12: CP5 de nuit. Image de l’organisation (Source : https://www.marathondessables.com/fr/photo/36e-edition-du-marathon-des-sables-1361#images-137)" />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 12:</span> CP5
de nuit. Image de l’organisation (Source : <a
href="https://www.marathondessables.com/fr/photo/36e-edition-du-marathon-des-sables-1361#images-137">https://www.marathondessables.com/fr/photo/36e-edition-du-marathon-des-sables-1361#images-137</a>)</figcaption>
</figure>
</div>
</div>
<p>Étant arrivé “tôt”, presque 17h avant la barrière horaire
pour les derniers de la tente, nous avons tous une bonne
journée de repos. Les heures se passent sous la toile de
tente en alternant entre dormir (beaucoup), manger (pas
assez) et réparer les petits bobos ou le matériel (ou les
guêtres récalcitrantes). Je n’émerge de mon état second
qu’en fin d’après-midi. L’étape longue passée, je suis
libéré d’un poids important. Maintenant, il ne reste plus
qu’à éviter la grosse blessure et la médaille de finisher
est là. Le moral est gonflé à bloc pour le lendemain : plus
de pression et les jambes vont pouvoir s’exprimer sans
restriction - enfin, sauf la fatigue, le désert et la
chaleur <span class="emoji"
data-emoji="sweat_smile">😅</span>.</p>
<h1 data-number="4" id="étape-marathon"><span
class="header-section-number">4</span> Étape marathon</h1>
<p>Le départ de l’étape marathon est donnée à 7h. On ne
change pas une équipe qui gagne : nous sommes encore plus à
la bourre que d’habitude sauf mon coloc ronfleur, en
théorie<a href="#fn11" class="footnote-ref" id="fnref11"
role="doc-noteref"><sup>11</sup></a>. Il part une heure et
demie après nous car il fait partie des deux cents premiers.
Je pars avec le gros de la caravane. Nous attaquons par de
la dunette sur quelques kilomètres, je retiens un peu la
machine le temps de m’échauffer en alternant marche (un peu)
et course tranquille quelque temps. Dès que la première
partie de sable prend fin, je commence à monter
tranquillement dans les tours. L’idée étant de faire un beau
négative split<a href="#fn12" class="footnote-ref"
id="fnref12" role="doc-noteref"><sup>12</sup></a>. Les
kilomètres s’enchainent vite même si je mets une bonne heure
pour être bien chaud (et bien réveillé). Mon adducteur se
fait vite oublier, comme mes pieds. Les deux premiers CPs
passent plus vite que prévu, je me sens bien. Du coup, je
revois à la hausse mes attentes : objectif arriver à midi
(heure locale) pour 5H de course. Par contre, j’ai oublié de
lancer mon chrono et le départ a eu du retard : je ne sais
pas si je suis 5min en avance ou en retard sur le planning.
Une erreur qui se paiera cash à l’arrivée en la franchissant
avec 2min de retard moi qui pensais avoir un peu de marge ….
Je n’ai aucun problème pour m’alimenter et mes craintes
liées à la récupération après mon premier 80km s’envolent.
Je fais des pauses toujours plus courtes : 2’30” au premier
CP un peu plus de 1’30” au deuxième et 1’ au troisième.
Juste le temps de dévisser mes gourdes qui sont un peu
récalcitrantes, de verser ma potion magique (boisson
isotonique ou électrolytes) et hop, ça repart.</p>
<p>Courir devant, avec peu de coureur·es en vue (deux ou
trois dizaines tout au plus) sur un terrain encore bien
préservé : quel bonheur! Le sable porte bien, les jambes
sont là, la température est supportable et tant pis pour le
manque d’eau qui commence à se faire sentir. Je ne prends
qu’1,5L sur les trois au CP2, je mise tout sur la vitesse.
Une fois le CP 2 passé, il est temps de mettre un peu de
rythme dans les dunettes : marcher la montée (quelques
mètres), relancer sur la descente et sur le plat. Avec un
anglais, on se suit sur quelque centaines de mètres. Je mets
les voiles à l’entrée des dunes. Je patauge dans le sable et
comme d’habitude dès qu’il faut marcher, je me fais doubler.
Les frères El-Morabity nous rattrapent. Ils nous contournent
par la droite très vite et en finesse, sans crapahuter comme
des mulets à la différence du groupe dans lequel je suis. Je
me remets à patauger jusqu’à la sortie des dunes en essayant
de coller au maximum à ceux qui me dépassent, ça limite bien
la casse. Retour sur du “dur”, la relance est naturelle. Il
est temps d’arrêter de se trainer. Par contre, le soleil
commence à bien taper et nous sommes protégés du vent depuis
la sortie des dunes : la cuisson commence. Je me prends les
pieds en buvant et je finis par terre à quelques minutes du
CP3, aucun bobo, le sol est souple.</p>
<p>Une fois le CP3 passé au pas de charge, il reste 8
kilomètres. La forme est là, le sol est caillouteux jusqu’à
l’arrivée. Il faut envoyer et remonter. J’ingurgite un gel
qu’un coloc de tente m’a donné pour tester : c’est un quitte
ou double. Il passe sans trop de problème. C’est parti,
j’augmente la cadence jusqu’à l’arrivée. Sauf au moment où
je me reprends les pieds en buvant dans une descente
sablonneuse. Saleté de pipette et de fatigue. Je tiens un
9,9km/h de moyenne sur la fin, dès que je vois un sac devant
moi, je m’accroche et je remonte. Dernière grosse butte
passée, on aperçoit enfin le camp, il doit rester deux ou
trois kilomètres. Un plat descendant puis une grande étendue
caillouteuse jusqu’à l’arrivée. Je vois un sac au loin,
objectif : remonter sur lui avant la fin. Je lâche les
jambes au maximum de ce que permet la chaleur, je commence à
avoir la tête qui chauffe : un tiers de flasque sur le crane
stabilise le problème. La poursuite continue. Finalement, il
franchit la ligne d’arrivée quelque dizaines de mètres avant
moi : il m’aura bien tiré.</p>
<p>Je reçois ma médaille dans un état second, ça tourne un
peu. Je suis passablement épuisé par les derniers kilomètres
sous la chaleur de midi. Heureusement, qu’il y a le thé vert
bien (trop?) sucré de l’arrivée. Je discute un peu avec le
coureur qui m’a permis de relancer sur la fin. Le camp est
désert nous sommes quelque dizaines tout au plus. Malgré une
bonne fatigue, je suis plein d’énergie. J’arrive à la tente,
je la mets en ordre, je tire la corde à linge, je me prépare
une bouteille de boisson de récupération et, hop, direction
la ligne d’arrivée pour encourager les autres. Chose
primordiale, j’emporte ma canette de coca bien méritée,
récupérée en même temps que la médaille, en l’emballant dans
une chaussette mouillée. L’arrivée est en plein soleil, je
me pose sous un des petits fanions encadrant l’arche.
J’arrive au moins à garder ma bouteille à l’ombre, la
boisson de récupération chaude c’est infect, déjà qu’à
température ambiante c’est discutable. Dans l’heure qui
suit, je récupère deux de mes colocs de tente. On se pose
dans la tente pour fuir la chaleur, on discute. Nous nous
posons régulièrement la question : quand se mettre en route
pour récupérer notre quatrième - pas d’informations du suivi
GPS, le staff est complètement débordé. Elle arrive plus tôt
que prévu, nous l’accueillons couchés dans la tente <span
class="emoji" data-emoji="sweat_smile">😅</span> <span
class="emoji" data-emoji="sweat_smile">😅</span>.</p>
<p>La soirée se passe joyeusement libérée de toute charge
mentale. Comme tous les soirs, petite excursion en tongues
pour aller chercher du bois, enfin de la grosse brindille,
pour le feu. Puis il est temps de pratiquer une célèbre
discipline olympique le <em>couché incliné</em>, à ne
surtout pas confondre avec le développé couché. Discipline
mise au point patiemment du temps où j’étais à l’ENS
Paris-Saclay, l’objectif étant d’introduire un exercice
visant à minimiser la quantité d’énergie dépensée <span
class="emoji" data-emoji="laughing">😆</span>.</p>
<h1 data-number="5"
id="étape-solidarité-et-retour-à-ouarzazate"><span
class="header-section-number">5</span> Étape solidarité et
retour (à Ouarzazate)</h1>
<p>Un dernier départ raisonnablement à la bourre. Nous
partons à quatre pour une petite traversée des dunes de
Merzouga (Figure. <a href="#fig:merzouga-aerien">13</a>) en
randonnant. Je taxe des barres énergétiques à droite (figue)
et à gauche (datte). Eh oui, mon estomac se rappelle encore
de ce que j’ai mangé (presque un mois après). Les dunes
s’avalent toutes seules en discutant. Le paysage est
vraiment magnifique et les sommets des grandes dunes au loin
invitent à une future ascension, les plus hautes atteignent
les 150m.</p>
<div class="text-center">
<div id="fig:merzouga-aerien" class="fignos">
<figure>
<img src="/imgs/dunes-merzouga.jpg" width="450"
alt="Figure 13: Vue aérienne des dunes de Merzouga." />
<figcaption aria-hidden="true"><span>Figure 13:</span> Vue
aérienne des dunes de Merzouga.</figcaption>
</figure>
</div>
</div>
<p>Une fois sortis du désert, il nous reste environ 350km de
car pour arriver à Ouarzazate. En faisant quelques détours
par la montagne, cela nous prend près de 6h. Malgré, le
panier-repas fourni à la pause, ou à cause de sa faiblesse,
je suis un peu en hypoglycémie à l’arrivée à l’hôtel. Je
récupère ma valise, quelques poignées de noix de cajou et
une barre de 300kcal, plus tard tout va bien.</p>
<p>La caravane occupe sept hôtels enfin les sature. Nous
sommes dans l’hôtel Karam. Les colocs de la tente 82 qui
avaient abandonné·es pendant la course nous attendent à
l’hôtel, ça fait plaisir de les revoir. Après neuf jours
dans le désert, c’est la ruée vers la douche. Toutes les
douches du bâtiment sont prises d’assaut en même temps : eau
froide et débit presque nul. La douche chaude tant désirée
attendra. Il ne nous reste plus qu’à nous rassasier :
direction le buffet de l’hôtel qui est d’une quantité et
d’une qualité discutables. Le lendemain nous mangerons
dehors. S’en suit une petite exploration nocturne de
Ouarzazate avec les derniers éveillés de la tente 82. La
dernière journée est consacrée à 1) manger, 2) manger, 3)
visiter Ouarzazate et récupérer le dossard. Avant de
repartir manger refaire un tour et repartir manger <span
class="emoji" data-emoji="sweat_smile">😅</span>.</p>
<p>Le lundi matin réveil aux aurores suivi d’un (rapide)
petit-déjeuner. Je n’ai le temps d’engloutir que deux
assiettes : il faut savoir faire vite. Puis direction
l’aéroport avec son interminable file d’attente. Ici aussi,
la caravane sature complètement les capacités de contrôle
des bagages…… De trop nombreux·ses concurrent·es n’ont pas
correctement vidé les sacs à dos : qui trimballe un couteau,
des ciseaux ou encore un briquet!!! L’avion décolle avec
plus d’une heure de retard. L’arrivée à Paris est morne et
triste, elle se fait dans le froid, l’ humidité, la
grisaille et le béton …. Un question se fait plus pressante
: à quand le prochain départ ?</p>
<h1 data-number="6" id="pour-aller-plus-loin"><span
class="header-section-number">6</span> Pour aller plus
loin</h1>
<p>Dans un <a
href="https://laurentprosperi.info/fr/blog/article/2/">deuxième
article</a>, plus technique, je décris la vie dans le désert
et ma gestion de course. La dernière partie s’attaque aux
aspects logistiques du point de vue du coureur : en partant
du matériel pour finir sur la gestion de l’alimentation.</p>
<p>Un <a
href="https://laurentprosperi.info/fr/blog/article/3/">troisième
article</a> couvre la préparation de la course au long cours
ainsi que la préparation de dernière minute avant
d’embarquer.</p>
<section class="footnotes footnotes-end-of-document"
role="doc-endnotes">
<hr />
<ol>
<li id="fn1" role="doc-endnote"><p>Tous les jours, le départ
est donné avec quelques minutes de retard à cause des
nombreux retardataires.<a href="#fnref1"
class="footnote-back" role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn2" role="doc-endnote"><p>Les cinquante premier·es
partent trois heures après les autres.<a href="#fnref2"
class="footnote-back" role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn3" role="doc-endnote"><p>Les deux cent premier·es
partent une heure et demie après les autres.<a
href="#fnref3" class="footnote-back"
role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn4" role="doc-endnote"><p>Un djebel désigne un
massif montagneux en Afrique du Nord.<a href="#fnref4"
class="footnote-back" role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn5" role="doc-endnote"><p>L’hygrométrie est la
mesure de l’humidité de l’air. En France, l’hygrométrie
moyenne est comprise entre 70 et 80% suivant les mois de
l’année.<a href="#fnref5" class="footnote-back"
role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn6" role="doc-endnote"><p>Avec quelques
exceptions,je pense notamment aux concurrent·es de la 35ème
éditions qui ont plongés en enfer.<a href="#fnref6"
class="footnote-back" role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn7" role="doc-endnote"><p>Sauf pour les élites qui
sont contrôlés régulièrement en course.<a href="#fnref7"
class="footnote-back" role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn8" role="doc-endnote"><p>Dans le car et sur le
camp de base le jour des vérifications administratives<a
href="#fnref8" class="footnote-back"
role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn9" role="doc-endnote"><p>Ou d’une heure, ma notion
du temps est un peu floue sur cette étape.<a href="#fnref9"
class="footnote-back" role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn10" role="doc-endnote"><p>Normal, mon entrainement
est exclusivement tourné sur de la course ou du vélo.<a
href="#fnref10" class="footnote-back"
role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn11" role="doc-endnote"><p>A l’arrivée, nous
apprenons qu’il a lui aussi été pressé par le temps, une
histoire de brosse à dent probablement <span class="emoji"
data-emoji="stuck_out_tongue_winking_eye">😜</span>.<a
href="#fnref11" class="footnote-back"
role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
<li id="fn12" role="doc-endnote"><p>Tactique de course
visant à courir plus rapidement la deuxième moitié de la
course.<a href="#fnref12" class="footnote-back"
role="doc-backlink">↩︎</a></p></li>
</ol>
</section>
</div>
<div class="col-3">
<article class="position-absolute">
<h4> Table of content </h4>
<ul>